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Des artistes chinois à la Fondation Louis Vuitton : ce qu’on retient..

Le groupe LVMH a confié à l’architecte de la cinémathèque Frank Owen Gehry la construction d’un édifice hors du commun.

La Fondation d’entreprise Louis Vuitton a pour objectif de promouvoir l’art et la culture et de pérenniser les actions de mécénat engagées depuis 1990 par le groupe.

L‘inauguration a eu lieu le 20 octobre 2014

Ca fait longtemps que je voulais découvrir ce nouveau musée dont on a beaucoup entendu parlé. J’étais plutôt contente d’avoir l’occasion d’accompagner mes beaux parents de passage à Paris.

Actuellement vous pouvez découvrir des oeuvres de 11 artistes chinois.

Exploitant un large éventail de techniques et outils, issus aussi bien d’une tradition que des nouvelles technologies les plus pointues, les artistes révèlent les complexités d’une société en mutation permanente. Ce choix ne cherche pas à donner un panorama de la scène artistique chinoise mais à mettre en lumière le caractère protéiforme de sa production.

Première exposition consacrée à l’art contemporain chinois en France depuis dix ans.

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 Infos pratiques

Un choix d’œuvres chinoises de la Collection de la Fondation Louis Vuitton

27 janvier – 5 septembre 2016 (Galeries 4 à 10 – Niveaux 0,1 et 2) 

Adresse :  8 avenue du Mahatma Gandhi 75016 (Metro : porte Maillot)

Horaires : actuellement fermé le mardi

Tarifs : 14e (plein) /  10e (- 26 ans) / 5e (-18 ans)

 

Accessibilité PMR  10 / 10 (fiche Jaccède)

– Bâtiment neuf, accessible à tous !

– L’entrée est gratuite et prioritaire pour les personnes en situation de handicap et un de leur accompagnateur

 

Remarques et appréciations personnelles

- Pas très facile à trouver au coeur du Bois de Boulogne. Il existe des navettes de porte Maillot. Petit bonus : l’accès à la Fondation donne aussi accès au Jardin d’Acclimatation.

- Sublime architecture, j’ai adoré les volumes, l’association des matières verre – acier – bois, les lignes. Ca vaut vraiment le détour !!!! Le musée est une oeuvre à part entière

- Très peu d’oeuvres exposées, seulement que quelques salles à découvrir, les trois niveaux se font en moins d’une heure. Malgré tout une belle mise en valeur de chacune !

- Bizarrement on note que la Fondation Louis Vuitton consacre ses expositions à la Chine, un des plus gros importateur de la Marque..

- Service hautain et froid au café Frank

 

Mon Bilan 

Courrez-y pour l’architecture pas pour les oeuvres exposées ^^ Le bâtiment est l’objet pas l’écrin.. Le visiteur y va davantage pour voir le contenant plus que le contenu !

Niki de Saint Phalle @ Grand Palais

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On la connait surtout pour ses « Nanas », sculptures géantes de femmes tout en rondeur et ultra colorées mais l’oeuvre de Niki de St Phalle est bien plus riche. On découvre au travers de cette rétrospective les multi-facettes de cette artiste torturée.

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Plasticienne, peintre, sculptrice, réalisatrice.. Nikki de St Phalle est une artiste complète, figure majeure de la deuxième moitié du XXème siècle. Son parcours est hors du commun, Catherine Marie-Agnès Fal de St Phalle, dite Niki de St Phalle est issue d’une milieu aisé, une mère américaine de la haute bourgeoisie et un père banquier. La jeune fille devient très tôt mannequin chez Vogue, Life ou Elle.

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Mais en 1953, alors âgée de 23 ans, elle est internée pour dépression. Soignée par électrochocs, la jeune femme trouve son salue dans l’art. Si Niki est si torturée, c’est qu’elle cache un terrible secret, qu’elle ne révèlera qu’en 1994 : son viol, par son père, alors qu’elle n’avait que 11 ans.

Dès les premières salles de l’exposition, on ressent immédiatement la violence qui se dégage de ces oeuvres. Elles sont une manière de tuer la violence qui l’entoure. Que cela soit au travers de sa représentation du mariage et de l’accouchement ou par le biais de ses sculptures, on décrypte assez facilement son travail et sa personnalité. Elle associe le mariage à la mort comme on peut le voir sur la photo ci-dessous.

IMG_7175 On découvre la série « Tirs », le principe de ses tableaux est simple, les oeuvres blanches, sont composées de petits objets récupérés recouverts de plâtre, et sur lesquels des poches remplies d’oeufs, de tomates, de shampoing ou encore d’encre sont disposées, prêtes à exploser sous l’impact des balles.

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Niki de St Phalle est aussi une artiste engagée. Féministe et militante, elle développe ces thèmes qui lui tiennent à coeur tout au long de son oeuvre, et notamment dans sa série Nanas. Ces sculptures démesurées et très colorés représentent des femmes dans toute leur puissance. Sportives, carrées, immenses, les femmes apparaissent plus fortes que les hommes. Le côté ludique et joyeux des couleurs et des formes tout en rondeurs sert à illustrer le propos politique de l’artiste.

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Niki cultive l’art du partage, avec les sculptures en plein air: la fontaine Stravinski, qu’elle réalise avec son compagnon Jean Tinguely ou encore le jardin des Tarots en Toscane.

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le jardin des Tarots en toscane

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Représentation de la justice, modèle miniature d’un des éléments du jardin des tarots

 

Heures d’ouvertures

Du 17 septembre 2014 au 2 février 2015

Galeries nationales du Grand Palais

Ouvert tous les jours, sauf le mardi de 10h à 20h

Accessibilité aux PMR 10 / 10

- Entrée Porte B, 3 avenue Eisenhower. On nous accompagne jusqu’à l’exposition, déambulation dans les sous sols du grand Palais

- Aucune marche, présence d’un monte charge

- Billets PMR et accompagnateur gratuits (Prévoir d’apporter votre carte d’invalidité car plus de contrôle)

- Bon accueil du personnel (attente possible)

Remarques et appréciations personnelles

Exposition plus que surprenante nous permettant de découvrir le côté sombre et torturé de Niki de st Phalle et son oeuvre au delà des fameuses « Nanas ». Beaucoup de violence se dégage de ces premières oeuvres, c’est assez dérangeant, pas vraiment conseillé à un jeune public.

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L’exposition PIXAR : 25 ans d’animation @ musée Art Ludique du 16 novembre au 2 mars 2014

Elle nous arrive du MoMA (Museum of Modern Art) de New York et s’arrête à Paris au musée Art Ludique jusqu’au 2 mars 2014. L’exposition Pixar retrace l’évolution de tous les personnages du célèbre studio de Disney.
Fondé par Georges Lucas en 1979, racheté par Steve Jobs en 1996 et Disney en 2006, le studio Pixar a donné ses lettres de noblesse au film d’animation pour enfant.
L’exposition présente un peu plus de 500 oeuvres, croquis, figurines en résine, dessins, peinture, collages, storyboard, on découvre les étapes qui ont permis de finaliser les héros animés tels qu’on les connaît.; les nombreux travaux préparatoires des grands succès du studio : « Toy Story », « Ratatouille », « Le monde de Nemo », Wall-E »…
Au coeur de chacune de ces approches créatives se trouvent trois aspects fondamentaux de la création des films d’animations : le Récit, les Personnages et l’Univers.
- Récit et Personnages
 
Ce qui frappe c’est que les créations pixellisées sont avant tout nées sur le papier, avant de prendre vie sur les écrans. Peinture, collages, dessins griffonnés au fusain, chaque personnage a droit à son développement sur papier. Les étapes pas à pas de la longue construction des personnages ne sont pas assez soulignées.
1001 pattes, étude des personnages
Personnage en résine de Carl de « Là-haut »
- L’univers
 
Dans cette partie, on remarque l’attention accordée aux détails, aux formes et aux couleurs qui caractérise ces oeuvres, contribuant à un univers cohérent et crédible pour chacun des films.
 
A l’aube de Paris (Décor pour Ratatouille)
 
-Le Zootrope de Toy Story
 
Ce dispositif breveté en 1867 aux Etats-Unis permet de créer l’illusion du mouvements des images avant même l’invention du cinéma. C’est une sorte de carrousel ou jouet optique constitué de figurines des personnages, toutes légèrement différentes qui, sous l’effet du mouvement et d’une lumière stroboscopique se métamorphose en véritable dessin animé.
- Artscape
 
Installation audiovisuelle impressionnante simulant un effet de mouvement 3D, projetée sur un écran panoramique qui plonge le spectateur dans l’univers de Pixar.


Infos Pratiques
Art ludique – Le Musée
34 quai d’Austerlitz 75013
ouvert tous les jours de 11h à 19h
Prix de 9 à 15 euros

PMR +++++
– Tarif du billet PMR 11 euros, pas de Tarif préférentiel pour l’accompagnateur !!
– Musée se trouvant au sein de la cité de la mode :
=> Prendre le monte charge ou la pente de l’autre côté du bâtiment ver le bar « wonderlust »
– Aucune marche
– Ne pas hésiter à demander de l’aide à un agent de sécurité si on a du mal à trouver, le musée est pas très bien indiqué !

Remarques et appréciations personnelles
– A la fin de l’exposition on reste sur sa faim surtout au regard du prix prohibitif de l’entrée.
– Les oeuvres manquent d’explications
– Scénographie brouillonne, on ne suit ni un fil thématique, ni un fil chronologique. Les dessins s’enchaînent sans véritable logique créative.

N’hésitez pas à me suivre :

Roy LICHTENSTEIN @ Beaubourg

Roy-Lichtenstein
Inaugurée le 3 juillet 2013, l’exposition Roy Lichtenstein [1923 – 1997] au  Centre Georges Pompidou est la première rétrospective organisée en France autour de cette immense figure du Pop Art américain. Au même titre qu’Andy Warhol, ses oeuvres iconiques inspirées par les comics et la culture populaire des années 1980 ont considérablement marqué l’imagination collectif.
A travers une centaine d’oeuvres majeures, le Centre Pompidou propose un parcours chronologique et thématiques : 
- Le pop art regarde le monde 
- L’agressivité de l’art commercial
- Ce que je crée, c’est de la forme
- Des sujets émotionnels dans un style détaché
- Le coup de pinceau, représentation d’un grand geste
- L’art comme sujet
- Le tableau pensé comme objet
- Un certain sentiment a propos de Matisse
- Nus : le fossé entre réalité et convention artistiques
- Le zen version imprimée
Oh Jeff..
 
 
 
 
 
Roy Lichtenstein a su mettre en place un style efficace à base de lignes nettes et stylisées, agrandissements de trames d’imprimerie et de couleurs primaires en aplat.
L’exposition permet de mieux comprendre le travail de l’artiste, qui va bien au delà des comics et de la pub. En effet les agrandissements de ses affiches ont été reproduits, détournés et copiés à l’infini. Les publicitaires s’en sont emparés et les célèbres pointillés font des incursions partout dans notre quotidien.
 Il est célèbre pour ses images mais méconnu pour son travail..

Dans la seconde moitié de sa vie, il ne cessera de dialoguer avec les grands maîtres modernes Picasso, Mondrian, Brancusi, Léger… 

Nature morte aux poissons rouges (inspiration Matisse)
La muse endormie (Brancusi)

De plus, il n’hésite pas à aborder à plusieurs reprises les genres traditionnels du paysage, de la nature morte, de l’atelier d’artiste, et du nu. Sa relecture des mouvements d’avant-garde en fait le premier artiste postmoderne.

Nus aux ballons de plage

Lichtenstein pense le tableau comme objet et à la fin de sa vie il s’essaye à l’estampe zen s’inspirant des peintures chinoises de la dynastie Song [X e – XIII e].

Paysage et philosophe

 

Infos Pratiques : 

 

L’exposition : 3 juillet au 4 novembre 2013

Centre Georges Pompidou, entrée principale Piazza, Place Georges Pompidou 75001
Métro: Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet
Standard : 01.44.78.12.33
Programmation ou renseignements : http://www.centrepompidou.fr/
 
Heures d’ouvertures : 
Tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 21h, fermeture des caisse à 20h
Nocturne le jeudi jusqu’à 23h pour les galeries 1 et 2
Fermeture le 1
er mai

 

Accessibilité aux PMR +++++
Page spéciale PMR en fonction de tout type d’handicap : http://www.handicap.centrepompidou.fr/handicapcp/site/index.php
Numéro PMR : 01.44.78.16.73
- Entrée PMR au niveau du 24 rue du renard 75001 angle st-Merri, Ascenseur du public
- Aucune marche
- Billets PMR et d’un accompagnateur gratuits, les suivants sont payant
- Accueil personnel : bon, souriant
 
Remarques et appréciations personnelles  
- Lichtenstein est l’une des expositions à ne pas rater en cette rentrée 2013!!!
Même si je suis pas ultra fan de son style BD caractéristique, j’ai surtout aimé ses toiles qui revisitent les oeuvres de Picasso, Mondrian, Brancusi, Matisse.. De plus c’est toujours intéressant de voir l’évolution du travail d’un artiste.
Je conseille vivement cette exposition !
 
- J’adore vraiment ce musée d’art moderne, c’est toujours un bonheur d’y aller, tout d’abord pour ses collections, il est très adapté à tous les types de handicap mais également pour sa vue imprenable sur Paris !!!!
 
 
 
N’hésitez pas à me suivre :
 
 

Dali @ Beaubourg du 21 novembre au 25 mars 2013

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Trente ans après l’exposition événement de 1979, le centre Pompidou organise une nouvelle rétrospective Salvador Dali (1904-1989)
Cette exposition présente plus de 200 oeuvres (peintures, sculptures, vidéos, interviews, performance..) de l’un des artistes les plus prolifiques et les plus controversés de l’art moderne.
Présentée du 21 novembre au 25 mars 2013, elle permet de découvrir tous les aspects d’un artiste très populaire aux talents multiples.
Dali était-il un génie? un fou ? un obsédé sexuel ? un provocateur ?
La scénographie repose sur une idée très simple, que Dali avait émise lui même en 1979 : on retrouve les grandes peintures sur les pourtours des salles d’exposition, alors que le centre reste vide ou  composé d’ilots avec les petites toiles.
Créateur d’un univers onirique sans précédent, Dali est surtout connu pourr ses tableaux symboliques et surréalistes des années 1930 et ses apparitions télévisées qui font de lui, un pionnier de la performance.
L’exposition propose un parcours à la fois chronologique et par thème : 
- L’ultralocal et l’universel
- De la « Residencia de Estudiantes » aux voies du surréalisme
- Le surréalisme et la méthode paranoiaque-critique
- Mythes et histoire
- Théâtralité
- Science, mystique et théorie
- Autoréférence et grandes machines
De son enfance à Figueres, à ses rencontres à la « Residencia Estudiantes » de Madrid (le poète Federico Garcia Lorca et le cinéaste Luis Bunuel), perméable aux courants du modernisme, cubisme mais aussi à des manières de peindre plus académique, tout ceci contribue à la construction de son mythe.
La rencontre avec Gala, en 1929 se produit au même moment que le tournant majeur de sa carrière : Le surréalisme. Il se livre alors, à toutes sortes de transgressions dans des peintures où chaque détail compte.
Quelques oeuvres cultissimes qui ont retenu mon attention :
Autoportrait au cou raphaélesque





Dali fonde la méthode « Paranoïa-critique » : éviter de devenir la victime du délire, et au contraire, de le promouvoir auprès du public.

 


Il réinvente « L’angélus de Millet »


 

 

Hallucination partielles, six images de Lénine sur un piano

Le fameux tableau des horloges molles…

Persistance de la mémoire

 

Infos pratiques
Centre Georges Pompidou, place G. Pompidou 75001
Métro : Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet
Heures d’ouverture : Tous les jours, sauf le mardi de 11h à 21h (fermeture de caisse à 20h)
Nocturne le jeudi jusqu’à 23h pour les galeries 1 et 2
PMR ++++
- Entrée au niveau du 24 rue du renard angle st Merri
- Aucune marche
- Ascenseur
- Exposition gratuite pour soi et son accompagnateur, on ne fait aucune queue, je dois dire que c’est drôlement agréable ^^
Remarques et Appréciations personnelles
Musée parfaitement adapté à tous les types de handicap.
Vue imprenable sur Paris !!!!
Très belle exposition, où sont regroupés une très large collection des oeuvres de Dali !
Après, je ne suis pas extrêmement sensible au surréalisme, même si je reconnais bien évident son immense talent. J’ai adoré un de ses tableaux mais qui est, pour le coup absolument pas représentatif de son travail.

C’est l’exposition du moment, je vous conseille donc d’y aller pour vous faire vous même votre propre opinion.

Pour éviter qu’il y ait trop monde, optez si vous pouvez, pour le créneau « déjeuner ou nocturne », même si les espaces sont vastes, c’est toujours plus agréable d’aller à son rythme sans bousculade.




N’hésitez pas à me suivre :

L’exposition Van Cleef & Arpels au musée des Arts décoratifs

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Toute l’audace de la création d’une grande maison de joaillerie est mise en lumière dans la nef du musée des Arts Décoratifs, au travers de plus de 500 bijoux qui font la renommée de Van Cleef & Arpels depuis 1906.
 
L’histoire de VCA est jalonnée de nombreuses inventions et techniques, transmises de générations en générations dans les ateliers,: le serti mystérieux, les bijoux transformables, la minaudière…

Une minaudière : petit nécessaire de fille, on pouvait y trouver montre, peigne, cigarette…
Parmi les créations les plus emblématiques, on retiendra le collier zip, suggéré par la duchesse de Windsor en 1951 ou encore la collection Alhambra qui rencontre un vif succès pendant plus de quarante ans.
 
L’exposition présente les créations de la marque par décennies, des années 20 à nos jours sublimement mises en valeur dans une nef intimiste entre dessins, croquis, anecdote, une vidéo passionnante présentant les métiers de l’atelier.
 
 
Appréciations personnelles
 
Je vous recommande vivement cette exposition, bon je pense que les filles peuvent y rester des heures par contre ^^.
Très belle exposition, pleine de magie, on en ressort emerveillé par la beauté des pièces uniques et le travail fourni pour y arriver. La plupart des pièces sont des collections particulières (Grace Kelly..) ça laisse songeur :).  
 
Infos pratiques
 
du 20 septembre 2012 au 10 février 2013
 
Musée des Arts Décoratifs – nef
107 rue de Rivoli 75001
Métro : Palais Royal, pyramides ou Tuileries
Horaires : de mardi au dimache de 11h à 18h nocturne le jeudi jusqu’à 21h (fermé le lundi)
 
PMR ++++
 
- Entrée sans marche par la librairie du musée
- Exposition gratuite ainsi que pour l’accompagnateur si vous présentez votre carte d’invalidité
- Un homme de la sécurité nous accompagne dans les coulisses de l’exposition pour prendre l’ascenseur
- Très bon accueil du personnel
 
 
 

Paires et séries de Matisse à Beaubourg le 04.05.12

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Matisse ne cesse de reprendre, de répéter les mêmes compositions selon des toiles et des traitements distincts, en paire ou en série. 
D’une oeuvre à l’autre, il fait varier le cadre, le dessin, les couleurs. C’est une méthode d’exploration de la peinture. Au travers  de ce filtre particulier, c’est toute l’oeuvre de Matisse que cette exposition propose de nous faire découvrir. Chronologique, le parcours donne en effet à voir un demi-siècle de travail, du pointillisme de ses débuts aux papiers découpés. 
Le pont st Michel (vers 1900)
Matisse peint depuis les fenêtres de son appartement quai St-Michel. L’artiste découvre  l’impressionnisme.
On peut voir que le tableau sous la neige est beaucoup plus travaillé, restituant l’idée de mouvement par le déplacement des péniches, la fumée, les silhouettes. Alors que les deux autres sont sans mouvement et narration, avec des aplats de couleurs. 
Intérieur, bocal de poissons rouges (vers 1914)
Poisson rouge et palette 
Dans ses deux tableaux, le temps est une notion essentielle.
Le premier tableau évoque un moment précis. Tout est figé, immobile.
Dans le second, peint quelques mois plus tard, le point de vue est resserré. 
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Laurette sur fond noir, robe verte (vers 1916)
Le peintre dans son atelier 
Laurette est un modèle italien professionnel avec qui, Matisse travaille pour une vingtaine de portraits. Ici, elle semble assoupie.
L’autre tableau montre l’artiste dans son atelier, en train de représenter la dormeuse. On peut voir que le tableau et le modèle sont beaucoup moins travaillés que le premier tableau. 
La blouse roumaine (vers 1940)
Le rêve
La blouse roumaine est une pièce de vêtement remarquable tant par ses manches bouffantes que par ses motifs décoratifs géométriques et colorés, qui relie les deux oeuvres. L’artiste en possédait tout une collection offerte par son ami le peintre Théodore Pallady. Le rêve a été peint en un an. 
On notera une pratique quasiment sérielle constituée par la répétition de compositions jusqu’au passage à une variation sur un autre tableau.
Nus bleus (1952)
Matisse inventa le principe des gouaches découpées. Elle devinrent , dans les années 1940 et jusqu’à sa mort, son moyen d’expression. c’est une parfaite synthèse entre la ligne et la couleur en découplant ses formes dans des feuilles vivement colorées avant de les assembler.
Et dans cette série de variations où change légèrement le cadrage, la position des membre, l’inclinaison de la tête, le sujet semble inépuisable. Tous les détails ont été supprimés, le corps fait forme et plus encore tensions et rythmes.
Pour notre petite après midi entre filles, ce fût un agréable moment culturel, l’exposition est assez courte, il y avait peu de monde en ce vendredi, donc forcément c’est beaucoup plus agréable. Le sujet était très intéressant. J’aime beaucoup le travail de Matisse. On a pu voir les fluctuations du trait sur les dessins représentés, c’était intéressant.
Cette expo ne rentrera pas forcément dans mes expos du siècle, mais c’était chouette.




Infos Pratiques : 
Matisse Paires et série du 7 mars au 18 juin 2012
L’exposition sera ensuite présentée a Copenhague jusqu’en octobre et au Metropolitan Museum of Art de New york du 4 décembre au 17 mars 2013

Centre Georges Pompidou, entrée principale Piazza, Place Georges Pompidou 75001
Métro: Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet
Standard : 01.44.78.12.33
Programmation ou renseignements : http://www.centrepompidou.fr/

Heures d’ouvertures : 
Tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 21h, fermeture des caisse à 20h
Nocturne le jeudi jusqu’à 23h pour les galeries 1 et 2
Fermeture le 1
er mai



Accessibilité aux PMR +++++
Page spéciale PMR en fonction de tout type d’handicap : http://www.handicap.centrepompidou.fr/handicapcp/site/index.php
Numéro PMR : 01.44.78.16.73
- Entrée PMR au niveau du 24 rue du renard 75001 angle st-Merri, Ascenseur du public
- Aucune marche
- Billets PMR et d’un accompagnateur gratuits, les suivants sont payant
- Accueil personnel : bon, souriant

Remarques et appréciations personnelles  
Musée très adapté à tous les types de handicap, une vraie volonté d’ouvrir la culture au plus grand nombre, en apportant les réponses adéquates. 
Vue imprenable sur Paris, restaurant / café Costes au 4ème étage avec une vue sur tout Paris par contre très mauvais service, personnel hautain, service super long, la carte est plutôt chère. Bon après en tout connaissance de cause, pour prendre un verre, ça reste tout de même très sympa et romantique ^^

Newton le fétichiste au grand Palais le 05.04.12

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Après avoir fait l’exposition Beauté animale aux Galeries nationales, nous voilà parti de l’autre côté du musée, à la galerie sud-est du Grand Palais pour l’exposition dont on parle tant en ce moment.


C’est la première rétrospective sur Helmut Newton depuis sa mort en 2004.

L’œuvre de Newton (né à Berlin en 1920, fuyant l’Allemagne en 1938, mort à Los Angeles en 2004) a cherché à restituer la beauté, l’érotisme, l’humour, que sa sensibilité lui permettait de relever dans les rapports sociaux des mondes qu’il fréquentait : la mode, le luxe, l’argent, le pouvoir.
Dans ses thèmes de prédilection (mode, nus, portraits, détails), il n’a cessé de se libérer de toute contrainte imposée, alors même qu’il travaillait le plus souvent dans un cadre de « photographie appliquée » à la commande.
Son œuvre est une vision nouvelle et unique du corps féminin contemporain, traversée par une forme de fétichisme. Il est amoureux de la provoc’ et du « porno chic ». Il a également joué sur le registre de l’érotisme avec l’utilisation d’objets normalement dénués de signification charnelle. Chaussures, lunettes, cigarettes, minerve, corset, manteaux de fourrure, chaînes… au côté des porte-jarretelles et autres effets de lingerie. Chez Newton, on passe aisément de l’exhibitionnisme au sadomasochisme.


J’ai beaucoup aimé cette exposition, déjà car je suis très sensible à l’esthétique, J’adore la photographie, Newton a un talent énorme, on peut voir de nombreuses photos de mode pour les Vogues du monde entier, pour Courrèges notamment. Pour lui, une photo de mode doit ressembler à tout sauf à une photo de mode, un shot de paparazzi, un moment de vie..  Il aime les femmes au corps sculptural, grandes, légèrement masculine, sur d’elle, puissantes, séductrrices, dominantes. Elles assument la pleine liberté de leur corps, ouvertes à tous les fantasmes dans un raffinement extrême.
De nombreuses célébrités ont été photographiées par lui, je retiens notamment les princesses Caroline et Stéphanie de Monaco, Elysabeth Taylor, la sublime Catherine Deneuve, Yves saint-Laurent, des collectionneurs d’art..


On a pu voir également un extrait vidéo d’une de ses séances photo avec Cindy Crawford, c’est toujours intéressant de voir les artistes s’exprimer sur leurs oeuvres. Il était assez perfectionniste, il savait exactement ce qu’il voulait. Dès qu’il avait obtenu la photo qu’il désirait, il passait à une autre pose ou scène. 
Il y avait enormément de monde en nocturne, mais je vous conseille vivement d’aller voir cette exposition malgré tout, elle vaut le coup. 

Infos Pratiques et horaires d’ouvertures : 
Newton le fétichiste à la galerie sud-est du Grand Palais Du 24 mars au 17 juin 2012 
Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 22h. 
Fermé le 1er mai


NB : En raison du succès de l’exposition Newton, une ouverture exceptionnelle est mise en place


 pendant les vacances de Pâques, les mardis 17 et 24 avril 2012, de 10h à 22h. 

Évitez les files d’attentes et réservez dès maintenant vos billets ! http://www.grandpalais.fr/grandformat/exposition/helmut-newton/


Accessibilité aux PMR +++
- Entrée en face du Petit Palais, au niveau de la nef, pente légère inclinée, ascenseur
- 1 mini marche
- Billets PMR et d’un accompagnateur gratuits, les suivants sont payant
- Accueil personnel : plutôt bonne

Remarques et appréciations personnelles  
Bien se renseigner sur le lieu précis de l’expo au sein du Grand Palais, pour ne pas avoir à faire tout le tour du musée.

Beauté animale au grand Palais le 05.04.12

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 Hier on voulait se faire une petite expo entre cousines au Grand Palais, dans l’idée première d’aller voir Helmut Newton. Je viens régulièrement dans ce musée, j’ai mes habitudes, nous voilà parti bille en tête en direction de la Porte B (au 3 avenue Eisenhover), qui est l’entrée fauteuil du grand Palais, que je prends habituellement, et là après avoir traverser une partie des méandres du musée, on nous annonce que l’expo H Newton se trouve pas du tout la, mais de l’autre coté du bâtiment. On se dit, quitte à être là, autant en profiter pour faire l’expo Vedette du moment : Beauté animale… 

Nous avions 45 minutes avant la fermeture, mais c’était chouette l’expo était déserte, rien que pour nous, ça c’est un grand bonheur de déambuler paisiblement parmi les oeuvres.







A travers des œuvres majeures, l’exposition explore les rapports que les artistes, souvent les plus grands peintres et sculpteurs, entretiennent avec les animaux. Elle montre que le lien entre art et science, entre notre soif de connaissance de l’animal et notre fascination pour sa beauté, continue d’être étroit.
Peintures, dessins, sculptures, photographies, célèbres ou insolites… La manifestation réunit environ 120 chefs-d’œuvre de l’art occidental, de la Renaissance à nos jours, avec un parti pris radical et inédit : ne montrer que des œuvres où l’animal est représenté seul et pour lui-même, hors de toute présence humaine. 

On  y retrouve 5 axes : 


I. L’attention à l’animal 

C’est à la Renaissance que se produit une révolution : des artistes pionniers de la zoologie se penchent sur les animaux et les décrivent avec minutie. C’est aussi le moment où la découverte du Nouveau Monde révèle de nouveaux animaux. Très vite se constituent des répertoires. Ils ont également recours à l’étude de l’anatomie et s’efforcent de décomposer les mouvements, comme le galop du cheval ou le vol d’un oiseau. 

Représentation d’un flamand rose par le naturaliste Audubon



II. Préjugés esthétiques et moraux

Nous sommes tous marqués par Buffon et son Histoire naturelle, publiée peu avant la Révolution, à cause des irrésistibles portraits d’animaux qu’elle contient. Mais Buffon fait aussi le tri entre les animaux nobles et les animaux ignobles. 
Le bon et le beau se confondent. Ces classifications arbitraires peuvent expliquer nos phobies par exemple pour les insectes. De fait, certaines espèces sont négligées des scientifiques et des artistes. 


Aujourd’hui, l’art bouleverse ces valeurs et les artistes s’attachent à des animaux longtemps dénigrés. C’est le cas de la chauve-souris de César (photo ci-dessous) ou de l’Araignée de Louise Bourgeois.




Oeuvre de Jef Koons 




III. Le singe et l’homme

La publication de L’origine des espèces par Charles Darwin en 1859 est un choc pour la civilisation judéo-chrétienne. Le naturaliste y développe sa théorie de la sélection naturelle, fondée sur la lutte pour la vie ; il affirme le cousinage de l’homme et du singe. Des artistes s’intéressent à ces théories. L’image du singe, jusque-là dérisoire et convenue, s’en trouve bouleversée et il en résulte de troublants portraits, comme l’extraordinaire Orang-outan de Pompon (sculpture ci-dessous).






IV. Une nouvelle sensibilité 

Longtemps niée, la souffrance des animaux est enfin reconnue sous l’impulsion de Montaigne ou de La Fontaine. La question de l’âme animale est posée, puis l’empathie finit par l’emporter avec la création d’associations protégeant le droit des animaux. Les œuvres d’art démontrent la sensibilité des animaux et toute leur gamme d’expressions irrésistibles.



V. A la rencontre de l’autre : les animaux exotiques 







A la Renaissance, les animaux exotiques sont très recherchés par les grands de ce monde. Les rois et les papes les collectionnent dans des ménageries auxquelles certains artistes ont un accès privilégié.  On peut découvrir le destin extraordinaire du rhinocéros de Léon X ou de la girafe de Charles X. En 1793, la Ménagerie du Jardin des Plantes donne le signal de l’essor des zoos. La France permet ainsi aux artistes d’accéder aux animaux : c’est l’origine de l’« art animalier », Les artistes y trouvent des modèles de plus en plus variés. 






Beaucoup de créateurs s’interrogent aujourd’hui sur le rapport homme/animal et s’alarment de la menace qui pèse sur la biodiversité. Après le panda de Chine puis le bébé phoque, l’ours polaire est devenu le symbole de cette menace. A lui seul, il alerte l’homme sur l’avenir de la planète. 
Une sculpture aussi magnifique que L’Ours blanc de Pompon finira-t-elle par avoir avant tout une valeur de témoignage, celui d’une espèce disparue ? 


La beauté animale ne sera-t-elle bientôt plus qu’un souvenir ?

sculpture monumentale d’un ours polaire en plâtre par Pompon



Bon l’expo était sympa, les oeuvres extrêmement variées, de Jef Koons aux naturalistes, des peintures de la renaissances aux sculptures monumentales de lions ou autres… Après j’avoue avoir une sensibilité peu développée pour le monde animal, par contre si c’est votre cas, l’exposition est faite pour vous c’est évident… :) 




Personnellement, elle ne sera pas dans mon top 5 de mes expos préférées !! 




Mais ce n’est que mon avis ^^


Infos Pratiques : 

Grand Palais, Galeries nationales du 21 mars au 16 juillet 2012
Place Clémenceau 75008 Paris


Heures d’ouvertures : 
Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h
Nocturne le mercredi jusqu’à 22h
Fermeture le 1
er mai





Accessibilité aux PMR +++
- Entrée Porte B, 3 Avenue Eisenhower, 
déambulation dans les sous-sols du grand palais, monte-charge
- Aucune marche
- Billets PMR et d’un accompagnateur gratuits, les suivants sont payant
- Accueil personnel : plutôt bonne

Remarques et appréciations personnelles  
Bien se renseigner sur le lieu précis de l’expo au sein du Grand Palais, pour ne pas avoir à faire tout le tour du musée.



« Danser sa vie » à Beaubourg le 01.04.12

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 J’avais dans l’idée en cette belle journée de faire l’expo Matisse au musée d’art moderne, j’adore me ballader dans ce quartier en déambulant sur les bords de seine, c’est, je crois, le centre Georges Pompidou, le musée que je préfère sur Paris, la vue est imprenable, on ne peut qu’être émerveillé à chaque fois, même pour une pure parisienne comme moi.
Mais vu que l’expo Matisse vient de commencer et se termine mi juin, je me décide finalement à aller voir « Danser sa vie », expo qui finit demain. L’exposition explore le dialogue fusionnel entre la danse moderne avec les arts visuels en brossant le siècle, de 1900 à nos jours selon 3 axes thématiques : la subjectivité qui s’exprime dans l’oeuvre, l’abstraction du corps et enfin la performance, née avec les avant-gardes dada dans les années 60.
J’ai beaucoup aimé cette exposition, à notre arrivée nous voilà, immédiatement plongé dans le bain, avec un triptyque de Matisse monumental « La danse de Paris », une installation performative surprenante de deux jeunes se déhanchant étrangement. ^^ 
Après je me suis arrêtée longuement sur deux vidéos de ballets, tout d’abord l’Après-midi d’un faune dansé par Nijinski et ensuite j’ai adoré le sacre du Printemps par Pina Bausch filmé à l’opéra Garnier en décembre 2010. Ca me donne encore plus envie de réaliser un objectif de vie, d’aller voir un ballet si possible contemporain à l’opéra cette année.
On peut voir ci-dessus La danse de la cigale et de la fourmi revisitée.
En ce qui concerne la partie sur l’abstration, je retiens particulièrement Loïe Fuller et ses ballets cinétiques. Toutes les avant-gardes, en particulier de Stijl et le Bauhaus se sont emparées de la danse, toutes fascinées par le corps en mouvement, ses couleurs, ses lignes. 
On a pu voir dans cette partie des oeuvres d’yves Klein, Man Ray, Jackson Pollock, des mobiles de Calder et un mobile « immobile » de nicolas Schoffer (confère l’image ci-dessous).
On peut d’ailleurs retrouver certaines de ses oeuvres dans le jardin Tino Rossi sur les bords de seine en contrebas de l’institut du monde arabe.
Et enfin quelques performances ont été illustrées dans ce troisième axe. je vous épargne les noms barbares de chacun, vu que déjà j’en ai oublié un certain nombre, je ne retiens que la vidéo de l’extrait du film « Saturday night fever » avec la prestation de John Travolta mais dont la musique et l’esthétique a été détournée par Ange Leccia.



Infos Pratiques : 

Centre Georges Pompidou, entrée principale Piazza, Place Georges Pompidou 75001
Métro: Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet
Standard : 01.44.78.12.33
Programmation ou renseignements : http://www.centrepompidou.fr/

Heures d’ouvertures : 
Tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 21h, fermeture des caisse à 20h
Nocturne le jeudi jusqu’à 23h pour les galeries 1 et 2
Fermeture le 1
er mai


Accessibilité aux PMR +++++
Page spéciale PMR en fonction de tout type d’handicap : http://www.handicap.centrepompidou.fr/handicapcp/site/index.php
Numéro PMR : 01.44.78.16.73
- Entrée PMR au niveau du 24 rue du renard 75001 angle st-Merri, Ascenseur du public
- Aucune marche
- Billets PMR et d’un accompagnateur gratuits, les suivants sont payant
- Accueil personnel : bon, souriant

Remarques et appréciations personnelles  
Musée très adapté à tous les types de handicap, une vraie volonté d’ouvrir la culture au plus grand nombre, en apportant les réponses adéquates. 
Vue imprenable sur Paris, restaurant / café Costes au 4ème étage avec une vue sur tout Paris par contre très mauvais service, personnel hautain, service super long, la carte est plutôt chère. Bon après en tout connaissance de cause, pour prendre un verre, ça reste tout de même très sympa et romantique ^^

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